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La Rédaction

La réaction de Mogeek, à votre service pour geekeries et anti x-phobies ! :-)

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  • Marie

    Moi, jai 58 ans, je suis une femme transgenre depuis l’enfance et opérée seulement en 2014, et je n’en peux plus de ces termes: transsexuel-elle, transsexualité, qui renvoient à il y a 64 ans lorsqu’on ne savais rien sur la transidentité. J’en ai aussi assez que l’on parle toujours des femmes transgenre, con me des ancien hommes et où hommes qui veulent devenir des femmes. C’est non seulement réducteur comme approche, mais aussi très violent, dans le sens où cette problematique ne toucherait que les mecs, qui, on le sait, sont des obsédés et des pervers sexuels. Du reste l’amalgame travestis-transgenre en est le reflet puisqu’il est toujours question d’hommes qui se travestissent et jamais de femmes. On ne parle non plus jamais des hommes transgenres parce que pour le grand public être trans est une maladie mentale spécifiquement masculine et, faire un film sur un homme trans serai bien moins vendeur.

    • Gillian Grant

      En plus les termes transsexuel- renvoient AUSSI à ce qu’il y a dans notre culotte. Pour ça qu’encore actuellement quand tu fais ton comingout, les gens te demandent souvent en premier si tu vas garder ton sexe.
      Cela vient aussi d’un abus de langage en français, le sexe étant continuellement associé au genre, alors qu’en anglais il a une claire différence sex/gender.
      Plus édifiant, à peine plus de 20% des personnes trans se font opérer, illustrant davantage l’absurdité de cette obsession des parties génitales.

      • Marie

        Moi, je me suis faites opérée. Dès mon premier rendez-vous avec la psy de l’Unité Trangender du CHU de Bordeaux, je lui ai dit que je voulais me faire opérer, parce que pour moi, être une femme avec un sexe masculin, cela était inconcevable. Je ne pouvais pas m’imaginer fille avec cette cochonnerie qui pendait entre mes jambes. Depuis enfant, si j’avais pu me le couper, je l’aurais fait. Ce truc m’a empoisonné ma vie, alors, le garder, non merci. Qu’est ce que je suis bien sans maintenant!

        • Corinne La Rebelle

          Je partage ton vécu Marie, je me sens exactement comme cela, et je suis tes traces auprès de l’équipe de Bordeaux … Mais il faut comprendre que, même rassemblées autour du même « problème », notre évidence n’est pas nécessairement et obligatoirement celles de nos « soeurs »

          • Marie

            Tu es prise en charge par l’équipe de bordeaux?

          • Corinne La Rebelle

            ..

        • Gillian Grant

          Ça après tout dépend de la dysphorie. Si tu te sens mieux maintenant, c’est le principal. Comme toi d’ailleurs c’est à 5 ans que j’ai dit la première fois que je voulais être une fille, mais ça n’a jamais été génital.

          • Marie

            Comme je le disais souvent à Sophie Boulon, sur la forme nous nous ressemblons toutes et tous mais, sur le fond, nous sommes tous uniques, parce que nous avons un vécu différent. La dysphorie était particulièrement élevée chez moi. J’étais très mal et au bout du rouleau… Si bien que tout est allé très vite. Septembre 2012 premier rendez-vous avec Sophie Boulon, novembre 2013 oestrogènes, novembre 2014 opération.

          • Gillian Grant

            Hélas je connais, car j’ai des amies qui ont des envies de couper comme tu as pu avoir. Le principal c’est d’atteindre ses objectifs, se sentir femme et libre 🙂

          • Marie

            Effectivement, je suis une femme libre. Et qu’est-ce que ça fait du bien !!

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